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L’enseignement des sciences et la mondialisation vus par un généticien japonais

En octobre 2016, nous invitons des experts scientifiques du monde entier à venir nous parler de leur spécialisation lors du symposium de l’IB sur les sciences. En attendant de pouvoir assister à leurs interventions passionnantes, nous avons interrogé certains conférenciers sur leur domaine de travail et sur les compétences essentielles que les élèves de sciences de l’IB doivent développer. Dans cet article, M. Katsuo Furukuba Tokanuaga, de l’Institut des sciences biologiques de l’Université de Tsukuba, au Japon, nous fait part de ses réflexions.

Parlez-nous de votre domaine de travail.

katsuo-furkubaÀ partir de ces points communs, je me suis également intéressé à l’étude des mécanismes génétiques des troubles mentaux tels que la schizophrénie et l’autisme et j’ai à nouveau utilisé la mouche des fruits comme modèle biologique minuscule mais fascinant. Les mouches des fruits ne sont peut-être pas idéales pour étudier des symptômes psychiatriques complexes comme le délire ou l’hallucination mais nous pouvons utiliser la puissance des gènes des Drosophila pour étudier les mécanismes fondamentaux responsables des altérations des processus biologiques sous-jacents. Les données génétiques moléculaires obtenues en étudiant les mouches des fruits nous aideront ensuite à identifier les parcours neuropsychiatriques précurseurs de déficits cognitifs et mentaux chez les patients.

Quelle est, selon vous, la compétence la plus importante que les élèves de sciences en dernière année de l’IB doivent posséder à la fin de leurs études ?

La pensée logique et de bonnes connaissances. Avoir des connaissances fiables est une condition sine qua non à l’étude des sciences, mais il est également essentiel de faire preuve d’une logique implacable dans nos réflexions. La biologie n’est pas une exception. Bien qu’une matière donnée comme la biologie englobe des sujets variés, il est important de faire fonctionner en accord ses connaissances et sa logique pour développer des bases solides en vue de l’université. Il est également vrai que maîtriser une matière passe par l’apprentissage d’autres disciplines car la science au XXIsiècle fait appel à des connaissances interdisciplinaires dans de nombreux domaines.

Sur quoi portera essentiellement votre présentation lors du symposium de l’IB sur les sciences ?

L’enseignement universitaire au Japon. Au cours des dernières années, les universités japonaises ont fait des efforts en matière de mondialisation. Traditionnellement, la plupart des étudiants et des professeurs dans les universités japonaises étaient japonais, à quelques rares exceptions près. Cependant, de nombreuses universités au Japon recrutent aujourd’hui du personnel enseignant étranger et acceptent des étudiants internationaux. La transition vers l’enseignement mondial est également mise en valeur dans les établissements de deuxième cycle du secondaire, voire primaires, où l’enseignement en langue anglaise et la découverte de cultures variées occupent une place de choix. Dans la même lignée, le ministère de l’Éducation soutient énormément l’apprentissage interactif dans tout le pays. Le programme d’études du Programme du diplôme de l’IB est une illustration parfaite de ce type d’apprentissage. Je présenterai donc l’enseignement universitaire au Japon et ses efforts actuels en matière de mondialisation.


Le symposium de l’IB sur les sciences nous permettra de réfléchir à l’avenir de l’enseignement des sciences et à la forme qu’il pourrait prendre dans les 50 prochaines années. Et vous ? Comment voyez-vous l’enseignement des sciences dans le futur ?