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Sensibiliser à la maladie de Crohn

Une élève du Programme du diplôme atteinte de la maladie de Crohn monte une organisation à but non lucratif pour aider d’autres malades.

Lorsque Rachael Totz, une élève du Programme du diplôme, a reçu un diagnostic de maladie de Crohn, tous les traitements proposés par sa gastroentérologue ont échoué et n’ont fait qu’aggraver son état. Au lieu de baisser les bras, la jeune fille a trouvé une solution de rechange pour gérer ses symptômes.

La maladie, qui provoque une inflammation de la paroi du système digestif, est une maladie chronique à vie, qui affecte cinq millions de personnes dans le monde, selon les chiffres avancés à l’occasion de la journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).

En se livrant à une expérience, Rachel Totz, élève de la Awty International School au Texas, aux États-Unis, a trouvé que la nourriture avait le pouvoir d’alimenter ou d’affamer les sources de la maladie dans le corps humain et elle a modifié ses habitudes alimentaires. Elle consomme désormais régulièrement des probiotiques, des compléments alimentaires et suit un régime alimentaire anti-inflammatoire au lieu de prendre des antibiotiques.

Pour aider d’autres malades, elle a créé Food As Medicine Awareness, une organisation à but non lucratif.

« J’essaie de changer les choses en rendant mon expérience personnelle publique, en donnant aux autres les outils et le courage nécessaires pour enrayer la maladie et développer une attitude positive, comme je l’ai fait. Contrairement à ce que pensent les gens, nous ne sommes pas ce que nous mangeons, mais la nourriture a des vertus médicinales », a expliqué la jeune fille.

Bien que Food As Medicine Awareness ne soit pas directement liée aux matières du Programme du diplôme que Rachel Totz étudie, l’élève de l’IB dit s’être appuyée sur les compétences qu’elle a acquises en biologie, en histoire et en théorie de la connaissance. « Au cours des dernières années, on m’a exposé plusieurs points de vue et opinions sur la façon de traiter ma maladie et de vivre avec elle. J’ai dû analyser et déchiffrer chaque opinion comme l’aurait fait une historienne avec une source, afin de déterminer son exactitude relative et son potentiel pour mon corps », a-t-elle ajouté.

J’ai dû procéder en chaussant les lunettes d’une élève de biologie, recherchant et analysant les termes et les processus biologiques liés aux intestins et au fonctionnement d’une maladie auto-immune incurable. La compréhension que j’avais de ma maladie a été mise à l’épreuve pendant la rédaction de mon mémoire, lorsque j’ai essayé de prouver comment différents facteurs influaient sur la prolifération et la mort des bactéries intestinales que j’avais obtenues, comme cela se produisait dans mon propre corps. »

À l’avenir, Rachel trouvera la bonne équipe pour siéger au conseil d’administration de Food As Medicine Awareness, auquel elle prévoit se joindre lorsqu’elle aura 18 ans.

Entre temps, elle souhaite continuer de développer l’organisation et de travailler avec d’autres entreprises agroalimentaires sur des remèdes issus de la médecine non conventionnelle pour d’autres maladies.

Ce billet fait partie de notre toute nouvelle série d’articles extraits du magazine IB World qui retracent les formidables initiatives entreprises par des élèves et des professionnels de l’éducation de l’IB du monde entier. Vous pouvez suivre ces articles sur Twitter via le compte @IBWorldmag ou le mot clé #IBcommunitystories (en anglais uniquement). Racontez-nous vos histoires et vos expériences par courriel à l’adresse editor@ibo.org.