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Mon expérience de la transition entre les études secondaires et les études supérieures

Eduardo Flores Linares, diplômé du Programme du diplôme, nous parle de son parcours dans l’enseignement supérieur après l’IB. Il s’agit du second témoignage de notre série visant à donner la parole aux diplômés.

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Par Eduardo Flores Linares 

Le choix d’une voie pour l’avenir n’est jamais aisé pour les adolescents qui ont beaucoup de possibilités en tête. Il est déjà assez difficile pour un jeune de 16 ans de décider de quoi que ce soit de particulier, et d’autant moins lorsqu’il s’agit de sa propre trajectoire de vie. La confusion sera donc normale au début, tout comme la lutte intérieure. Tout cela est dû à l’inconstance classique de notre génération, qui nous pousse à toujours sélectionner la meilleure profession possible au sein d’une liste variée, sans même prendre en considération ce que nous apprécions vraiment. La question à laquelle j’étais confronté, après avoir finalement terminé mes études secondaires, était de savoir si ce que je voulais étudier était en fait ce qui allait me permettre de vivre confortablement plus tard dans la vie. Beaucoup choisissent une option qu’ils n’aiment pas vraiment afin d’obtenir une meilleure sécurité financière. Pour moi, la réponse à cette question n’était pas évidente. Il peut arriver que nos amis, notre famille où même des articles lus sur Internet exercent une pression dans une certaine direction.

Pourtant la réponse est simple : faites ce que vous aimez vraiment et choisissez un domaine dans lequel vous avez envie de travailler. Il existe toujours une certaine marge d’erreur, mais les occasions se présenteront toujours d’elles-mêmes. L’idée est de travailler à ce que nous faisons le mieux et à ce qui nous tient le plus à cœur. C’est le seul moyen de trouver du sens ou de la satisfaction à l’avenir à travers nos propres succès. Mon parcours a été difficile, mais je le partage avec vous pour que vous sachiez ce à quoi vous pourriez être confrontés dans les années à venir. Vous découvrirez l’histoire de mon expérience de la transition entre les études secondaires et les études supérieures. Mon parcours n’a vraiment pas été facile. Vous verrez cependant qu’en fin de compte, c’est à la fois le chemin et les incertitudes suscitées lors de ce court trajet qui rendent un parcours passionnant. Vous devez prendre la décision la plus importante de votre vie : choisir un cursus universitaire et le mener à bien.

L’université de mes rêves et le choix

« Ce n’est pas l’université qui fait l’étudiant ; c’est plutôt l’étudiant qui se fait lui-même. »

Au début, nous avons tous une idée de notre destination et de ce que nous accomplirons. Ce sont les premières choses que nous désirons à la fin de notre scolarité. Une fois diplômés, nous voulons conquérir le monde, reproduire les accomplissements de nos parents et faire du mieux que nous pouvons. Il est évident que l’éducation en sera toujours le moyen, et l’université que nous choisirons aura souvent un rôle important.

Pour ma part, je voulais aller à l’université, pour étudier ce que j’aime le plus et réaliser mon rêve de travailler dans la communication. Pendant que je finissais ma dernière année d’études secondaires, des universités nous ont rendu visite afin de nous inciter à poser notre candidature. C’était vraiment passionnant et j’ai accordé toute mon attention à l’université dans laquelle je m’imaginais déjà. J’étais enthousiaste car mes amis aussi étaient intéressés par le même établissement. J’ai donc été très attentif aux présentations données par cet établissement d’enseignement supérieur et je connaissais déjà par cœur tout le processus à suivre afin d’y être admis. C’était loin d’être facile, mais, comme on le dit souvent, « on n’a jamais rien sans rien ». Je m’imaginais déjà dans cette université et je pouvais presque sentir le goût du succès qui suivrait cette décision.

L’université que j’avais envisagée était la meilleure du pays. Elle bénéficiait d’une infrastructure incroyable, d’un bon matériel, du parfait environnement et d’un programme d’études qui allait m’aider à atteindre mes objectifs. Dans mon esprit, c’était juste une question d’efforts et de réussite. Mais malheureusement, cela peut parfois prendre du temps et même s’avérer impossible.

Abandonner n’a jamais été une option, mais parfois le temps passe et nous nous voyons forcés de faire un choix avant de nous retrouver perdus dans les demandes de candidature. Nous nous efforçons toujours de faire le maximum, d’essayer de réaliser ce rêve d’être là où nous le voulons vraiment, quoi qu’il en coûte. Nous sommes toujours maîtres de nos décisions, qui doivent être fermes. Avec du recul, je m’aperçois maintenant que ma propre expérience était différente. Je souhaite tout de même la partager afin de guider d’autres personnes et les aider à avancer malgré les aléas de la vie.

J’ai posé ma candidature pour l’université de mes rêves environ trois fois. Dans mon pays, le système de l’enseignement supérieur est très compliqué et peu de gens en tirent le meilleur parti. La première fois que ma candidature a été rejetée, j’ai cru que j’allais mourir. J’avais l’impression que ma situation se compliquait à une période de ma vie où la majorité de mes amis obtenaient une place dans l’université de leur choix. Cependant, je n’avais pas encore démontré tout mon potentiel et n’avais donc pas pu être admis. Il n’y avait pas encore de raison de désespérer ; je devais juste me recentrer et essayer d’obtenir cette place dont je rêvais tant.

Lors des processus de candidature suivants, je n’ai pas été admis non plus. Je pense qu’à l’époque, le désespoir et le sentiment d’impuissance causés par mon incapacité à entrer dans l’université de mes rêves m’ont vraiment affecté. N’oubliez pas que vous avez toujours la possibilité de persévérer. Vous pouvez toujours continuer à essayer de réussir avec le maximum de concentration. Vous ne devez jamais abandonner. Si vous souhaitez vraiment aller dans une université, vous devez concentrer vos efforts sur cet objectif. Cela implique beaucoup d’effort et d’engagement. Beaucoup de mes amis ont dû poser leur candidature plus de dix fois. Ils ont dû quitter les réseaux sociaux, travailler dur et réviser constamment pour être admis dans l’université de leurs rêves.

Un fort engagement sera toujours nécessaire pour obtenir cette place que vous désirez tant. Mais ce n’est pas la peine de désespérer. Je me suis peut-être laissé emporter par ces longues périodes de candidature qui existent dans mon pays, pour lesquelles il faut attendre plusieurs mois avant de faire une demande. À la place, j’ai décidé de m’inscrire dans une autre université de qualité équivalente. Ce n’était cependant pas celle dont j’avais tant rêvé. Dans tous les cas, ce n’est pas l’université qui fait l’étudiant ; c’est plutôt l’étudiant qui se fait lui-même et qui doit s’efforcer d’être le meilleur, celui que les entreprises s’arracheront et qui recevra de nombreuses offres d’emploi. J’ai appris cela dans une autre université, mais pas celle dont j’avais rêvé. J’ai cependant fait de mon mieux, dans l’espoir d’obtenir, plus tard, quelque chose de bien mieux. Tout dépend de nous.

La crise

« Vivre ces moments de doute et de peur reste une expérience incroyable. »

Personne ne devient riche du jour au lendemain, après l’obtention d’un diplôme. Il faut toujours continuer sur sa voie et apprendre à se battre afin d’être les meilleurs et de devenir irremplaçables dans un futur emploi. Cela fait partie de la vie. J’étais dans une bonne université, j’étudiais le domaine qui, je le pensais, était mon préféré. Néanmoins, j’ai commencé à lire des articles, détaillant les « carrières les mieux payées » ou les « professions les plus demandées ». On y présentait une liste de professions, en les valorisant ou les dévalorisant purement sur la base de critères salariaux. Je me suis laissé emporter et j’ai commencé à me demander pourquoi je n’étudiais pas de tels domaines. J’ai donc mis de côté ce que j’aimais pour me lancer dans un nouveau domaine, dans l’espoir d’avoir un meilleur salaire plus tard.

Certains de mes amis sont passés par cette période bien plus tard, d’autres bien plus tôt. Il est impossible de savoir quand cela va se produire, ou même si cela se produira. Certaines personnes prennent des décisions constantes et inébranlables ; elles ne connaissent donc jamais de telles périodes. D’autres ne sont pas aussi chanceuses. Ce qui peut aider, dans ce cas-là, c’est de se concentrer sur le cursus universitaire désiré malgré les doutes. Cependant, vivre ces moments de doute et de peur reste une expérience incroyable. Ils font partie du processus et peuvent arriver à n’importe qui. Il est très fréquent de douter de la spécialité choisie, et de nombreux facteurs entrent souvent en jeu. J’ai mentionné l’un d’entre eux au début : la stabilité économique après l’obtention du diplôme universitaire.

Il est évident que mes rêves ont, au moins en partie, influencé cette décision. Mais tout n’a pas été facile, ni le temps passé dans la file d’attente afin d’obtenir un changement de spécialité, ni celui passé à convaincre mes parents que c’était le meilleur choix pour moi, sans en être sûr et sans nier le fait que je faisais tout cela uniquement dans l’espoir d’un avenir meilleur. Je mettais de côté mes passions, la profession que j’aimais vraiment, tout ça pour un meilleur salaire.

Quand j’ai commencé ma nouvelle spécialité, je me suis rendu compte que tout n’était pas rose. J’ai vite compris que je n’allais pas apprécier cette nouvelle expérience et que cette spécialité n’était pas faite pour moi. Tout a commencé à se désagréger et j’ai fini par ressentir une sorte de malaise : j’avais perdu de vue mon but. Après tant d’efforts et de doutes, il m’a fallu du temps pour admettre tout cela. Il m’en a fallu plus encore pour me rendre compte que le problème ne venait pas de ma spécialité, mais que j’en étais moi-même la cause. Nous ne nous rendons pas toujours bien compte de nos points forts, de ce dont nous sommes vraiment capables, ou de ce que nous apprécions beaucoup mais que nous plaçons au second plan.

C’est donc le cœur lourd que j’ai dû rejoindre la file d’attente, retourner parler à mes parents, réfléchir à tout ce qui s’était passé et tout refaire. Je me suis finalement rendu compte que suivre ses passions était la bonne décision et qu’il ne fallait pas choisir un autre parcours qui allait me rendre malheureux. Heureusement, j’avais le soutien de mon entourage, qui m’a aidé à voir les choses telles qu’elles sont et non sous forme d’articles ou de listes qui chercheraient à me convaincre.

Une nouvelle voie

« Les aléas de la vie sont parfois incroyables. »

Il y a quelques semaines, j’ai rédigé un article du blog de l’IB à propos de l’importance de la sensibilité internationale à l’ère de la mondialisation. Cette réalité, qui nous échappe si souvent, a pris la forme d’une série de nouvelles opportunités que je me suis empressé d’accepter.

Les aléas de la vie sont parfois incroyables. Nous pensons parfois que nous resterons au même endroit pendant longtemps ou qu’il faut travailler avec ardeur, presque au point de devenir des machines, si nous voulons obtenir le meilleur, ou tout du moins une meilleure qualité de vie. Peut-être avons-nous quelquefois l’impression que tout est perdu et que nous ne retrouverons jamais notre chemin. Nous nous égarons dans notre naïveté, nous échouons à reconnaître certaines situations et nous nous laissons emporter par l’envie de profiter de cette brève période de la vie qu’est l’université. Mais, sans jamais le vouloir et toujours au moment le plus inattendu, quelque chose se produit et les choses jouent à nouveau en notre faveur, quelle que soit la situation, et de nouvelles voies, meilleures mêmes, s’offrent à nous.

J’ai pu être transféré dans une meilleure université dans une autre région du monde, avec de nouvelles coutumes, une réalité différente et un meilleur système éducatif. J’ai pu apprécier ces nouvelles opportunités à leur juste valeur. Mon rêve est devenu réalité. Les défis stériles, les grandes déceptions, les doutes accablants : tout m’apparaissait désormais sous un jour nouveau et de meilleures opportunités m’attendaient. J’allais pouvoir vivre une nouvelle expérience éducative, étudier dans un autre pays, en apprendre plus sur ma carrière et ma spécialité, connaître des réalités lointaines et remplir les objectifs qui étaient les miens dès le départ.

Quelquefois, la transition entre les études secondaires et les études supérieures est compliquée. Être admis dans cette université dont on rêve peut sembler difficile ; le défi est d’autant plus formidable lorsque l’on poursuit une voie différente de celle que l’on désire vraiment. Nous pouvons nous retrouver à tâtonner et à errer, jusqu’à l’apparition de nouvelles opportunités. Tout est une expérience qui commence dès le premier jour à l’université, en rencontrant de nouvelles personnes qui ont des objectifs similaires, en découvrant la voie qui convient, qui fera finalement de nous les professionnels que nous avons tant voulu être.

eduardo photo

Eduardo Flores est diplômé du Colegio San Agustín, à Lima au Pérou. Il a poursuivi ses études de journalisme à l’Université de Lima au Pérou et à l’Université CEU San Pablo en Espagne. Il est passionné d’écriture et prévoit de continuer dans cette voie. Vous pouvez en découvrir davantage sur lui sur son site Web (eduardofloreslinares.com) et le contacter sur son compte LinkedIn.

Pour en savoir plus sur les diplômés du Programme du diplôme, lisez les témoignages sur les programmes de l’IB. Si vous êtes diplômé(e) de l’IB et que vous souhaitez nous envoyer votre témoignage, écrivez-nous à l’adresse alumni.relations@ibo.org. Nous vous invitons à partager ces témoignages et à nous contacter sur LinkedIn, Twitter et maintenant Instagram !

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